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Les Archives
de la traite des esclaves au Bénin
Aperçu Historique
Les peuples de la Côte du Golfe du Bénin sont entrés en contact avec les
Européens dès le XVè siècle. Les Européens vont initier, dans le cadre
de la mise en valeur des Amériques et cela durant quatre siècles un
gigantesque trafic des esclaves.
Du XVè au XIXè siècle, des populations côtières du golfe de Guinée vont
s’associer à ce trafic transatlantique rendant ainsi fameuse cette
portion de la côte qui prendra le triste nom de « Côtes des Esclaves »,
symbole de son importance comme pourvoyeuse d’esclaves.
La République du Bénin, ancienne République du Dahomey est située sur la
« Côte des Esclaves » et nombreux sont les centres urbains côtiers ou de
l’intérieur bien connus des Européens et que l’on relève dans les récits
de voyage de l’époque.
Sur la Côte, on trouve ainsi d’Ouest en Est : Agoué, Grand-popo, Ouidah,
Jaquin (Godomey), Cotonou, Ekpè, Porto-Novo.
A l’intérieur des terres, des centres urbains ont été des acteurs ou des
victimes de ce trafic, parfois les deux suivant les circonstances. Les
plus souvent cités sont Allada, Abomey, Sakété, Kétou, Dassa, Savè,
Savalou etc.
Des peuples et des centres urbains de l’actuelle République du Bénin ont
été ainsi impliqués à divers degrés dans la Traite Négrière
Transatlantique.
SOURCES DOCUMENTAIRES
Le commerce international des esclaves a principalement généré des
sources écrites et iconographiques qui sont conservées dans un grand
nombre de pays occidentaux, surtout ceux ayant pratiqué cette activité,
mais aussi dans les pays d’embarquement de l’Afrique occidentale.
Au Bénin, les archives relatives à la traite négrière et à l’esclavage
ne sont pas homogènes pour la simple raison que de nombreux documents
ont été distraits et détruits à la veille de l’indépendance par
certaines puissances comme le Portugal.
Les informations et renseignements sur la traite sont contenus dans une
multitude de sources intégrées au fonds historique colonial et par
conséquent conservées dans les mêmes conditions.
Ce sont essentiellement des correspondances et des rapports politiques
rangés dans les séries E : Affaires politiques, S : Travail et
main-d’œuvre,
B : Correspondances générales.
Les Archives Nationales disposent d’une bibliothèque avec plusieurs
titres d’ouvrages sur l’esclavage ou la traite négrière.
AUTRES SOURCES
La traite négrière a généré en république du Bénin des « lieux de
mémoire » qui constituent aujourd’hui des sites tangibles de témoignage
du commerce transatlantique.
La Bibliothèque Nationale dispose des ouvrages et d’anciens documents
sur le sujet.
Les Musées de Ouidah et d’Abomey conservent notamment des gravures et
des objets témoins sur la Traite des Esclaves.
OBJECTIFS
Le projet Archives de la Traite des Esclaves qui vise à rendre
accessibles et à préserver les documents d’archives originaux relatifs à
ce commerce contribuera à :
- Localiser les documents sur la Traite des Esclaves et restés dans les
anciens cercles, actuelles sous-préfectures des centres urbains qui ont
été acteurs ou victimes de ce trafic.
- Procéder à la collecte effective et au traitement desdits documents
afin d’en constituer un fonds documentaire spécifique et important sur
le sujet.
RESULTATS
La numérisation envisagée comme moyen de préservation et d’accès aux
archives de la traite permettra aux Archives Nationales du Bénin
d’enrichir et de compléter les collections existant sur le sujet pour
une meilleure connaissance de notre passé.
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